Les Bonnes vu par Florencia

©

Durée : 1h30

« Un grand miroir, un mannequin double face, un paravent, des grands voiles, du grillage et du barbelé pour souligner à la fois leur quête absolue d’amour et la haine qui les ronge. Les lumières circonviendront les espaces et créeront l’univers du conte… » Véronique Costa

Deux bonnes, Claire et Solange, jouent un étrange rituel : Claire se prend pour Madame et Solange se prend pour sa sœur Claire. Les injures, la haine sont les ressorts de ce jeu qui mène au simulacre d’étranglement de Madame-Claire par Solange-Claire. Cette fois-ci, cette cérémonie, telle qu’elles la nomment, a une saveur particulière. Claire a écrit des lettres dénonçant l’amant de Madame, qui a conduit Monsieur en prison.
Mais la machine se grippe quand un coup de téléphone de Monsieur apprend sa libération…

Jean Genet dévoile les faces sombres de l’être humain. Dans ces forces obscures, il cherche la lumière et c’est alors qu’éclate la souffrance que chacun porte et qui conduit à des actes inhumains. C’est un conte, nous redit à plusieurs reprises Jean Genet. Nous sommes dans l’univers mental de ces deux femmes. Le texte est très puissant et la mise en scène sera légère, comme le jeu des comédiennes.

Par Anne-Sophie PICARD 

 

Théâtre Rutebeuf

16 /18 allée Léon Gambetta

 



Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :