12 et 13 Macbett au Kremlin Bicêtre

Publié le par florencia cano lanza

  Informations pratiques
 


A l'affiche du 12
au 13 octobre 2006

Macbett
Espace culturel André Malraux au Kremlin-Bicêtre

2, place Victor Hugo,   94270  Le Kremlin-Bicêtre

Métro : Kremlin-Bicêtre (ligne 7), sortie avenue de Fontainebleau, coté pair. Suivre le flèchage, le théâtre est à 100 mètres de la station.
Bus : 47-131-185-323 arrêt Le Kremlin Bicêtre Métro
Borne Taxis : 69 avenue Fontainebleau
En voiture : partir de la porte d'Italie, prendre la RN7 en direction de Villejuif. A la hauteur de la station de métro tourner à droite, avenue Eugène Thomas puis au 1er feu à gauche rue Jean Monnet.
Parking : Centre commercial Leclerc (gratuit)

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Macbett
GENRE : CONTEMPORAIN
DUREE : 1H50

Places disponibles : Vendredi à 21H00.
Tarifs : 21 € tarif plein ou 13,5 € tarif adhérent (réserver).

Pièce de Eugène Ionesco
Montée par Jérémie Le Louët
Avec Florencia Cano-Lanza , Jérémie Le Louët , Julien Buchy , Laurent Papot , Anthony Courret , Noémie Guedj , Hugo Dillon

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  • Aux sources du tragique

Ionesco défie Shakespeare dans cette mise en abîme du mythe. Le fidèle Macbett qui ne connaît ni la peur ni l'ambition, rencontre d'étranges sorcières. Sous leur influence diabolique, il découvre l'envie, la jalousie, la trahison, et sombre peu à peu dans la folie. Dans un déferlement verbal « tragi-ubuesque », Ionesco interroge la vanité, le destin et la mort. Divertissement pour les uns, cauchemar pour les autres ; du théâtre de boulevard à la tragédie en passant par le conte de fée ; universel et clairvoyant ; "C’est la fable, racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne veut rien dire." (Shakespeare, Macbeth , Acte V-sc.5)

Macbett est l'occasion pour chacun d'une réflexion profonde sur la mécanique du pouvoir.

« Revenir à l’insoutenable. Pousser tout au paroxysme, là où sont les sources du tragique. Faire un théâtre de violence : violemment comique, violemment dramatique. Le théâtre est dans l’exagération extrême des sentiments, exagération qui disloque la plate réalité quotidienne. Dislocation aussi, désarticulation du langage. » Eugène Ionesco, Notes et contre-notes

  • Notes de mise en scène

C’est parce que Ionesco s’est éloigné des codes et du langage tels qu’ils se pratiquaient au théâtre à son époque, parce qu’il les a remis en question, parce que son théâtre est inclassable, parce qu’il refuse de transmettre un message intelligible et sape les bases de la communication, que son œuvre a été estampillée « théâtre de l’absurde ». Mais chez Ionesco, « l’absurde » et l’ambiguïté sont l’expression d’une volonté farouche de purger sa poésie de toute forme de démagogie.

« L’artiste n’est pas un pédagogue, n’est pas un démagogue. La création théâtrale répond à une exigence de l’esprit, cette exigence doit suffire en elle-même. »

L’expérience de Macbett/Macbeth est universelle : une réussite extérieure (sociale) ne peut empêcher une défaite intérieure (existentielle). Macbett n’est pas la caricature rassurante d’une des plus célèbres pièces de Shakespeare mais une opération critique sur le mythe. Macbett, c’est Macbeth cauchemardé par Ionesco. L’ambition, la vanité, le destin et la mort en sont les thèmes principaux ; le plus violent, le plus extrémiste, le plus dénué de toute éthique accède inexorablement au pouvoir. « Mon Macbett, entre Shakespeare et Jarry, est assez proche d’Ubu roi. »

La mise en scène soumet aux acteurs plusieurs problématiques. Comment être dans l’extrémité des sentiments en évitant l’écueil de la parodie ? Comment rendre compte du grotesque et du sublime sans glisser vers le burlesque et le pathos ? Comment contourner le jeu psychologique et la sensiblerie sans être dans un jeu distancié ?

D’une part, j’élabore avec les acteurs des partitions musicales et rythmiques. D’autre part, je découpe le texte en séquences compressées ou étirées, tentant ainsi de créer des variations d’intensité brutales et décalées.

Notre Macbett est un manifeste théâtral : 7 acteurs jouent les 33 rôles et figurants de la pièce. L’espace de jeu est délimité par une ligne imaginaire au delà de laquelle se situent les coulisses, matérialisées par quelques éléments mobiles. Ivan le Terrible de Prokofiev accompagne musicalement le texte de Ionesco, tour à tour murmuré, proféré, haché, chanté, nié, ressassé, vociféré… par les acteurs.

Depuis sa création en 2002, la Compagnie des Dramaticules axe sa recherche théâtrale sur le décalage, les variations de cadences et la musicalité de l’acteur. L’écriture de Ionesco, à la fois chaotique et parfaitement structurée, qui imbrique et conteste tous les codes théâtraux, est le terrain idéal de ces explorations.

Divertissement pour les uns, cauchemar pour les autres ; du théâtre de boulevard à la tragédie, en passant par le conte de fée; prémonitoire et clairvoyant. Macbett est l’occasion pour chacun d’une réflexion profonde sur la mécanique du pouvoir.

Jérémie Le Louët




 


 

Pas tous les jours vingt ans…
Manuel Piolat Soleymat
mardi 17 mai 2005

Ils sont sept, ont de vingt à vingt-six ans, se sont rencontrés au Cours Florent, ont fondé La Compagnie des Dramaticules en 2002, axent leur recherche théâtrale sur « le décalage, les variations de cadences et la musicalité de l’acteur ». Pour leurs débuts dans la cour des grands, ils ont choisi de monter Macbett, l’une des dernières pièces de Ionesco (écrite en 1972). Sur les pas du dramaturge d’origine roumaine qui revisite avec insolence l’œuvre de Shakespeare, les jeunes comédiens n’hésitent pas, eux-mêmes, à s’approprier librement le texte de Ionesco. Si ce premier fruit reste un peu vert, il laisse cependant espérer de futures récoltes plus abouties.

Lire la critique du Journal du Théâtre

Publié dans Critique

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