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Teatro L’Écume des Jours, pour tous ses lecteurs, c’est le roman capable de faire revivre les
fièvres et les insouciances adolescentes, avant que les raz-de-marée ne dévastent et nettoient les constructions fragiles des premières certitudes. A vingt ans, ce qui
compte, c’est avant tout de tomber amoureux, de se changer trois fois par jour, de sortir à la patinoire ou à des surprises party avec ses amis, d’écouter du jazz et
d’inventer des machines improbables. L’absurde est roi, et la superficialité sa compagne. Colin rencontre Chloé..., épouse Chloé. Et c’est le début de la fin. La fin de la
frivolité, la perte des illusions, la fin de l’adolescence peut-être, Chloé tombe malade, un nénuphar dans le poumon...
Toute l’intelligence de la pièce est de clairement, et pourtant subtilement, faire la distinction entre ces différentes parties, fantaisie et superficialité d’abord, gravité
et angoisse, ensuite, en gardant toujours une cohérence dans l’absurde et le décalage. La «rupture» entre ces deux étapes que marque le mariage des deux amants est rendue
par une projection vidéo cartoonesque.
Boris Vian est mort il y a cinquante ans, mais le voici plus vivant que jamais grâce à cette troupe de jeunes comédiens qui nous entraîne dans un monde onirique et
surréaliste. Béatrice de la Boulaye respecte le texte et surtout « l’esprit Vian » ; elle met en scène un spectacle vivant, où l’espace est divisé en aire
« de jeu » pour les comédiens et de « non jeu » occupé par le bruiteur et la scénographie. Le décor de cubes multicolores, les costumes de mousse rigide,
sortis tout droit d’un dessin animé et le « bar à bruitage » font renaître l’univers fantastique, absurde et pourtant familier de Boris Vian.
Extrait de l’avant-propos de L’Écume des Jours:
« Il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de La Nouvelle Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait
disparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent leur force du fait que l’histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai
imaginée d’un bout à l’autre. »
Boris Vian
La Presse
« En adaptant l’indomptable,
Béatrice de la Boulaye a réalisé
un rêve et réussi son coup.
C’est un pied de nez multicolore
à la mort et à la crise. » Christophe Barbier, L’Express
BILLET NORMAL € 9,00 RÉDUIT € 6,50
EN VENTE À PARTIR DU 12 novembre 2009
avec
Florencia Cano Lanza
Hubert Delattre
Cindy Doutres Romain Vissol
Nicolas Guillot
Manon Jomain
piano & bruitage
Pierre Gascoin
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